22/09/2015

Budget de l'Etat: les coupes se retourneront contre la population

Le Conseil d'Etat a déposé un budget d'austérité afin de parer aux déficits que devraient enregistrer les comptes 2015. La droite applaudit aux mesures d'économies qui vont frapper en première ligne la fonction publique et se réjouit de cette opportunité de faire maigrir l'Etat. Mais à lire le président du parti libéral-radical, le gouvernement n'en fait pas encore assez et la cure d'amaigrissement devrait se poursuivre avec des réformes structurelles, à savoir par des mesures de démantèlement durables.

Cette situation appelle trois commentaires :

- les déficits et l'augmentation de la dette que le parti libéral-radical et ses alliés décrient tant ont été provoqués par leur politique désastreuse de baisses successives d'impôts qui, depuis 1999, ont fait perdre plus d'un milliard au canton sans profiter aux ménages à bas revenu et de la classe moyenne : cela s'appelle être pompier-pyromane !

- la politique du Conseil d'Etat vaudois qui a rétabli ses finances publiques est montrée en exemple: on oublie soigneusement de mentionner que c'est sur le dos des communes que le canton s'est refait une santé...!

- enfin, les mesures d'économie réalisées sur le dos de la fonction publique auront une incidence directe sur les prestations à la population. Ceux qui ont tendance à stigmatiser les fonctionnaires (c'est dans l'air du temps...!) oublient un peu vite que ce sont principalement eux qui enseignent à nos enfants, qui soignent les malades, qui s'occupent des personnes âgées, qui conduisent nos bus, qui veillent à notre sécurité, etc., etc.

C'est au final la population qui sera perdante si une telle politique est mise en oeuvre. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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09/09/2015

Fermer les frontières: la misérable recette de l'UDC

Pendant que l'Allemagne accueille des dizaines de milliers de réfugiés syriens et que sa population fait une démonstration de générosité vis-à-vis des rescapés de l'horreur, que fait la Suisse? Si des citoyens et des citoyennes commencent aussi à se mobiliser, on ne peut que se désoler face à la lenteur de l'administration fédérale qui peine à réaliser la promesse d'accueillir 3'000 réfugiés de Syrie. Eh oui, contrairement à ce que prétend l'UDC et sa présidente genevoise, il y a encore de l'espace dans notre pays. Réduire à de la sensiblerie les gestes de solidarité élémentaires prodigués par de nombreuses personnes est honteux. C'est tout simplement oublier que l'histoire de l'Europe, et de la Suisse, est jalonnée d'épisodes de migration. Souvent dans le sens d'un exode vers des terres plus accueillantes que ne l'était l'Europe du XIXe et du XXe avec ses crises, ses guerres, ses famines, sa misère. 

Pour justifier le fait de vouloir fermer les frontières, les tribuns de l'UDC affirment avec aplomb (comme M. Freysinger récemment) qu'il faut aider les pays en conflit à se reconstruire et se développer pour éviter que des cortèges de réfugiés ne viennent chez nous. Fort bien, on aurait pu se rejoindre sur l'opportunité de  soutenir la coopération internationale avec ses multiples projets destinés à promouvoir l'autonomie des populations locales. Mais ce serait trop demander d'aller jusqu'au bout du raisonnement : qui refuse de voter des crédits supplémentaires pour la DDC par exemple? Les représentants de l'UDC au Conseil national. Au fond, c'est bien dans la logique de repli de ce parti qui veut s'approprier le patriotisme mais qui, au final, ternit l'image de notre pays.

La Suisse a le devoir et les moyens d'apporter sa contribution dans l'effort qui est demandé à l'ensemble de l'Europe pour accueillir des réfugiés dans des conditions dignes et leur offrir la possibilité de s'intégrer notamment par le travail. 

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